Kozeries en dilettante

blog garanti sans ligne éditoriale

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Recherche

Votre recherche de Lemoine a donné 6 résultats.

dimanche 6 juin 2010

L’Opéra de Quat’ Sous à Metz

Combiner un opéra, une bouffe avec les copains messins et week-end en amoureux c’est déjà le top. Mais quand en plus vous connaissez le baryton qui chante Mackie le Surineur et que vous avez reçu son invitation à aller lui faire la bise dans sa loge après le pestacle, alors là c’est la classe !

C’était donc, vendredi soir à Metz, après sa création à Reims, la première de L’Opéra de Quat’ Sous sous la direction de Dominique Trottein et mis en scène par Bernard Pisani, une œuvre de Bertold Brecht et Kurt Weill (voir le dossier super complet sur ce site consacré à Brecht). Vous croyez ne pas connaître ? Je suis sûre que si, c’est plein de tubes, surtout la « Complainte de Mackie » (Mack The Knife), qui fut reprise d’abord par Louis Armstrong puis par Ella Fizgerald et bien d’autres encore.

Demandez l'programme

C’était aussi baptême d’opéra pour Biou et Hellgy. J’espère avoir bien fait passer le message sur le fait que malgré son nom l’Opéra de Quat’ Sous n’est pas vraiment représentatif de ce qu’on appelle communément l’opéra[1]. Pour en avoir une idée il faudra qu’ils y retournent en novembre par exemple, pour Lucia Di Lammermoor – Isabelle Philippe devrait y être très très bien – de Donizetti, voire en décembre pour La Perichole d’Offenbach, avec les mêmes metteur en scène et costumier que pour cet Opéra de Quat’ Sous[2].

Ils étaient curieux et peut-être un poil dubitatifs.

Tu crois que ça va être bien ?

Brecht/Weill – comme Offenbach même si pas tout à fait pour les mêmes raisons – est très difficile à mettre en scène et à jouer, pour les chanteurs comme pour les musiciens : il y faut un juste équilibre pour ne pas tomber dans la caricature. On a vite fait de sortir sa voix la plus gouailleuse, ses sons les plus rauques voire agressifs, de jouer à fond le registre de la chanson des rues mâtinée de chants révolutionnaires[3]. Brecht et Weill c’est aussi ça et leur œuvre est largement emprunte de marxisme pur et dur. Mais elle ne peut être réduite à ça. Si je déteste tant les mises en scènes de Savary des opéras d’Offenbach c’est qu’il est incapable de fournir quelque chose de plus subtil qu’une revue du Moulin Rouge pour illustrer une Vie parisienne.

Bernard Pisani, et avec lui Frédéric Pineau pour les costumes et Luc Londiveau pour les décors, mais aussi la direction musicale de Dominique Trottein, l’orchestre du Grand Théâtre de Reims et les interprétations des chanteurs ont su éviter ce piège et nous proposent une lecture qui ne renie pas l’esprit cabaret de l’entre-deux guerres mais sait nous montrer aussi musicalement et scéniquement des personnalités complexes, les instants de tendresse véritable de Mackie à l’égard de Polly, les déchirements de Brown entre la loi et sa loyauté, l’ambivalence de Jenny des Lupanars…

Les voix sont inégales, il me semble que les choix de casting se sont plutôt portés en général vers des acteurs qui chantent que vers des chanteurs qui jouent ; c’est sans doute à ces qualités premières d’acteurs que l’on doit aussi la palette des nuances que chacun a su mettre dans son interprétation et par là-même participer à la qualité du spectacle et au plaisir du spectateur.

Sébastien Lemoine – et je vous jure la main sur le cœur que je ne dis pas ça parce qu’il m’invite dans sa loge – nous offre un impeccable Mackie, timbre de crooner, puissance d’un réel chanteur lyrique, engagement théâtral. Je ne comprends pas que ce gars-là ne soit pas plus sollicité.

À part les deux bégueules coincés qui étaient au rang devant nous[4], le public semblait content et tout le monde a applaudi avec nous (oui je dis « avec nous » car j’ai bien fait gaffe à être la preums, le reste du public n’a fait que suivre ;-)) Quelques bravos sonores ont retenti, pour la plus grande joie d’Hellgy, que ça amusait beaucoup !

k_20100604_0015.jpg

Et puis quand vous connaissez le baryton qui chante Mackie le Surineur et que vous avez reçu son invitation à aller lui faire la bise dans sa loge après le pestacle, certes c’est la classe, mais quand ledit chanteur vous offre une jolie rose en se quittant alors là c’est la frime (je vais me gêner tiens) !

Merci

Mesdames et messieurs les Messins, surveillez donc le programme de l’année prochaine et les spectacles de l’équipe metteur en scène / décors / costumes. Quant à ceux qui voudraient venir écouter Sébastien Lemoine, on en recause d’ici quelques mois car il chantera le 6 novembre à Gagny. Et d’ici là vous pouvez consulter son agenda sur son site.

Notes

[1] Encore que je ne suis pas certaine qu’un consensus qui désignerait un opéra représentatif soit possible ; je connais des cinglés qui pourraient bien citer un Wagner…)

[2] Et là aussi on débattra longuement pour savoir si Offenbach est représentatif, mébon.

[3] N’est-ce pas, Lomalarch, que c’est bien difficile de marier tout ça ?

[4] Ils venaient manifestement voir une Traviata avec Callas mise en scène par Zeffirelli et se sont trompés de salle.

dimanche 19 novembre 2006

Giacomo (Keepsake pour DotClear 2)

Je m'apprête à partir tout à l'heure pour Compiègne assister avec mon amie Catherine à la représentation de l'opéra Fra Diavolo. J'aurai le plaisir d'y voir et entendre Isabelle Philippe, superbe soprano hélas absente des scènes parisiennes, et aussi Sébastien Lemoine, le mac-user et baryton dont je vous ai déjà parlé sur ce blog.

C'est en son honneur que, puisque je ne donne que des noms de héros d'opéra à mes thèmes pour DotClear 2, j'ai donné celui de « Giacomo » à l'adaptation du thème DC1 Keepsake pour DotClear 2. Giacomo est le rôle que chantera Sébastien en ce jour de livraison.

Quelques modifications cosmétiques mineures ont également été effectuées. Elles visent notamment à épurer un peu ce thème, dont j'ai constaté que les utilisateurs ont déjà tendance à bien le surcharger tout seuls ;)

screenshot thème Giacomo

Pour le voir in vivo et trouver les liens de téléchargement, cliquez sur la vignette ci-dessus.

(Note hors sujet : j'ai programmé le billet 1995:35 pour qu'il soit publié en mon absence vers 19h30.)

mercredi 20 septembre 2006

Prosélytes lyriques, saison 2

Si vous avez envie d'aller à l'opéra cette année encore, j'ouvre une page sur le wiki. Vous pouvez y déposer votre mail pour qu'on se constitue une liste de diffusion.

Quels spectacles ?

J'en ai retenu deux quant à moi (+ un en province, voir plus loin). Peut-être mes petits copains prosélytes ou vous-mêmes souhaitez en ajouter d'autres, faites-le savoir !

Les Contes d'Hoffmann

  • Quand ? en janvier
  • C'est quoi ? un opéra d'Offenbach. Vous trouverez de forts pertinentes informations ici sous la plume de ma copine Catherine.
  • Pourquoi ? Parce que j'aime cet opéra pardi ! Et aussi parce que la mise en scène de Carsen est un bijou absolument indispensable, que les interprètes sont excellents et qu'au plein hiver triste, ça nous remontera le moral. Natalie Dessay (je vous ai déjà parlé de cette femme ?) l'a chanté dans cette production à deux reprises et deux extraits vidéos sont disponibles sur youtube, dont celui-ci que vous devriez vraiment regarder, même si vous n'aimez pas l'opéra. Si vous ne pouvez le visionner depuis chez vous, squattez vos voisins ! (ne ratez surtout pas la deuxième partie ;)) Dingue non ?

(« Les oiseaux dans la charmille »)

Un bal masqué`

  • Quand ? en juin.
  • C'est quoi ? Un opéra de Verdi (Article sur Wikipedia) Voici ce qu'en dit le site d'actualités classiques Ramifications : « Un bal masqué, en 1859, imprime au fer rouge le cœur des Italiens qui reconnaissent définitivement en Verdi leur oriflamme. Évitant la censure, il parvient à raconter l'histoire du Roi suédois Gustave III blessé mortellement en 1792 pendant un bal. Or, à cette époque Victor-Emmanuel II a presque déclaré la guerre à l'envahisseur autrichien ; les spectateurs exaltés hurlent à la fin de la représentation d'Un bal masqué : "Viva V.E.R.D.I.", c'est-à-dire "Viva Vittorio Emmanuele Re d'Italia". L'inscription couvre les murs des villes et flotte sur les étendards des troupes de libération. Parallèlement, le compositeur avance dans son travail, osant intégrer des scènes plus légères au cœur du drame, confrontant tragique et dérision, scrutant la moindre faille de ses personnages, écrivant des airs intenses qui soulignent leurs ambiguïtés. » Une belle distribution là aussi avec notamment Marcelo voix-de-velours Alvarez dans le rôle principal et Deflo à la mise en scène.
  • Pourquoi ? Parce qu'une année d'opéra sans Verdi c'est aussi vide qu'une photo érotique sans prise téléphonique.

Lors de la disparition d'Anna Moffo, je vous avais proposé cet extrait du Ballo :

Anna Moffo, « Morro, ma prima in grazia », Un ballo in maschera, Verdi.

Tour de France des prosélytes

Je risque de me retrouver un peu seule sur cette étape-là mais j'ai quand même bien l'intention d'aller saluer Biou et Hellgy en novembre à Metz pour voir et entendre Fra diavolo, parce que mes lyriquamis aiment Auber, parce qu'il y a dans la distribution Isabelle Philippe, dont on se demande où les directeurs d'opéra parisiens ont les oreilles pour ne l'avoir jamais engagée et que dans cette distribution figure également Sébastien Lemoine, vous vous souvenez ?

(Et sinon à part ça, j'ai trouvé une méthode de tri fantastique : depuis que je ne cause plus que d'opéra ou à peu près, mes stats s'effooooondrent :-P C'est bien vous les meilleurs tiens ! ;))

mercredi 14 juin 2006

Sébastien Lemoine, marin chanteur

Vous souvenez-vous de Sébastien Lemoine ? Vi, vi, ce chanteur lyrique et macophile que le cap'tain et moi étions aller écouter dans « Ta bouche », savoureux spectacle que Samantdi put également apprécier cette année à Toulouse.[1]

Il avait déjà un site, sur lequel on peut découvrir sa voix, sa bio plutôt originale et des photos craquantes. Il a également désormais, un blog, qu'il a ouvert en mai pour raconter son périple : engagé pour chanter sur une croisière en Alaska, il répète actuellement en Floride. Ne manquez pas la préparation du marin-chanteur et danseur[2] en attendant le récit du voyage, qui promet d'être savoureux !

Notes

[1] Ce spectacle existe maintenant en DVD.

[2] Hu hu, ça va Sébastien, tu tiendras le coup ?

mercredi 18 mai 2005

Et vous, vous connaissez Sébastien Lemoine ?

Tiens, avant que je ne continue à vous parler, cliquez là. Alors ? Vous en dites quoi ? C'est Sébastien Lemoine, le baryton que Laurent et moi sommes allés écouter dans Ta Bouche ! le mois dernier...

Lire la suite...

vendredi 6 mai 2005

Sortons !

Allez, un p'tit billet à suivre au fil de ce qui me vient à l'esprit.

Ta bouche

Délicieuse opérette début de siècle, la mise en scène prend la bonne distance entre la restitution des conventions et le second degré. Théâtre de la Madeleine, jusqu'au 30 juin. infos

The Turn of The Screw

Opéra de Benjamin Britten. En principe j'ai du mal avec l'opéra contemporain. Mais là... ah là... J'y serai le 11 juin. Au Théâtre des Champs-Elysées, du 7 au 12 juin. infos, résa

Orphée et Eurydice

Opéra de Gluck. Les chanteurs et l'orchestre dans la fosse et la grande Pina Baush à la chorégraphie ! Je ne raterai ça sous aucun prétexte (le 31 mai). Opéra Garnier, du 31 mai au 19 juin infos et résa

Et dimanche, c'est Boris Godounov... Miam !