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Mot-clé - opéra:Candide

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mardi 12 décembre 2006

Que mille grâces soient rendues à Robert Carsen

Et que des pétales de roses fleurissent son chemin pour les dizaines d'années que je lui souhaite de vivre encore.

Hier c'était Candide, au Théâtre du Châtelet, en compagnie d'une dizaine de blogueurs et je me suis ré-ga-lée. J'aime Robert Carsen, je le vénère, je l'idolâtre. Vous vous souvenez de la Flûte enchantée que j'avais vue à Aix-en-Provence ? Mon premier opéra, en 1994 ? Il en était le metteur en scène. Depuis, aucune de ses productions ne m'a jamais déçue.

Candide est une œuvre composée par Bernstein dans les années 50, sur un livret réécrit d'après Voltaire. La magie de Carsen c'est que c'est forcément très éloigné du texte originel de Voltaire, mais tout y est, et surtout – à ma grande surprise je l'avoue – c'est loin de n'être que distrayant. C'est également corrosif et acide, terriblement dérangeant par moments même. Il faut savoir que comme souvent pour ce type d'œuvre, les parties chantées sont conservées et les parties parlées réécrites, parfois à peine, d'autres fois en profondeur.

Ici, Carsen et Burton (le dramaturge) ont transposé l'œuvre en Amérique. Tout y passe, de Ellis Island au MacCartysme en passant par Chirac, Bush, Berlusconi... Cunégonde en Marilyn Monroe, les idées pétillent et jaillissent en feu d'artifice continu sur une scène encadrée par un écran de télévision géant. Ils ont procédé à des changements d'ordre des scènes également, rendant l'ensemble parfaitement cohérent, quoique j'ai trouvé la deuxième partie moins homogène que la première.

Du côté de l'interprétation, j'ai été gênée en premier lieu par la sonorisation, mais tous les interprètes ne viennent pas du monde de l'opéra et Lambert Wilson, pour ne citer que lui, aurait été couvert par l'orchestre. Ça me frustre car je n'aime rien tant que les « vraies » voix ; surtout que la sonorisation a fait des siennes derrière nous à un moment... Ça m'a frustrée notamment pour William Burden, l'interprète principal, dont j'aime beaucoup le timbre et que j'aurais aimé entendre en « plus chaud » – je trouve que le micro refroidit les voix – et pour l'impayable Kim Criswell (la Vieille) pour les mêmes raisons. Il reste que les talents d'acteurs des uns et des autres, et même de danseurs pour certains, étaient indéniables, la formation « broadway » j'imagine ?

A l'orchestre, peut-être un tout petit chouïa fade mais ne boudons pas une belle interprétation, j'ai noté un fort joli son du premier flûtiste (avant que Marion n'en fasse, je ne suis même pas sûre que j'aurais identifié l'instrument...) de l'Ensemble Orchestral de Paris, dirigé par John Axelrod, dont j'avoue que le nom m'était inconnu jusqu'à hier.

Tout ça pour vous dire qu'il est de votre impérieux devoir de vous ruer au Châtelet, hier la salle comptait de nombreuses places vides. Mais je pense que les critiques qui paraîtront et le bouche-à-oreille devraient faire leur œuvre, alors ne traînez pas !

Lire aussi les blogueurs :

Et pour la presse :

  • Les Echos - Michel Parouty
  • Le Monde - Renaud Machart, qui a encore oublié de prendre son traitement contre l'ulcère avant d'aller au spectacle.

Edit J'ai oublié :

Re Edit :
Arte a enregistré la représentation et la diffusera le 20 janvier 2007 à 22h10.

mardi 17 octobre 2006

Prosélytes lyriques influents

Les prosélytes lyriques ont pour l'instant mis sous leur coupe 16 personnes sous influence et je ne me sens plus de joie (coucou Edelman chou, j'espère néanmoins que ça ne rend pas sourd vu qu'on est censés aller écouter des opéras quand même).

Hop, hop, les retardataires sont priés de se botter l'arrière-train rapidement et s'inscrire sur le wiki pour figurer dans la mailing list d'organisation de sorties collectives opératiques. Je compte envoyer le premier mail dans les jours qui viennent pour organiser la prise de la Bastille de billets pour Les Contes d'Hoffmann dans une mise en scène de Robert Carsen le Magnifique.

J'espère qu'il n'est pas trop tard pour obtenir des places mais j'ajouterais bien à mes propositions la délicieuse opérette Candide, de Bernstein, qui passera au Châtelet au mois de décembre et dont la mise en scène est assurée également par Roro le Superbe.

Une petite mise en appétit ?

Et j'aimerais bien que mes petits camarades MleMaudit et Zvezdoliki se rappellent qu'ils sont censés assurer leur part de prosélytisme eux aussi ! Même pas inscrits, pfffffff.