Kozeries en dilettante

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Mot-clé - opéra:Rigoletto

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samedi 14 janvier 2006

Rigoletto (3)

Bah, j'achète n'importe quel enregistrement non ? Vu que je n'y connais rien, je ne suis pas capable de me rendre compte.

Erreur, erreur, la preuve en mp3 de suite. Avec les mêmes notes de musique on peut faire des tas de choses différentes, comme au théâtre la même pièce peut être mortelle d'ennui ou enthousiasmante selon la mise en scène et les acteurs. Remplacez mise en scène par direction d'orchestre et acteurs par chanteurs et vous avez une idée des disparités possibles d'un enregistrement à l'autre. (Pour simplifier, je pars du principe qu'on ne parle que de chanteurs qui chantent juste ou à peu près et d'orchestres pas trop calamiteux.)

Je ne sais pas si j'aurai d'ici la date de la représentation de proposer d'autres écoutes comparées, mais pour aujourd'hui, je vous propose l'un des airs de Gilda, « Tutte les feste al tiempo », un duo en fait puisque le papa interviendra après quelques minutes, vous aurez ainsi l'occasion d'entendre Gilda seule puis le duo Gilda-Rigoletto et juger ainsi des deux interprètes.

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dimanche 1 janvier 2006

Rigoletto (1)

D'ici le 26 février je publierai au gré du vent quelques billets concernant Rigoletto, sans doute l'un de mes opéras préférés. Si j'avais eu le choix, ça n'aurait certes pas été dans une mise en scène de Jérôme Savary, qui est à la mise en scène d'opéra ce que Robert Hossein est à la mise en scène de théâtre[1] et nous aurions aussi fait un petit voyage dans le temps pour l'écouter avec d'autres interprètes[2], mais j'espère malgré tout que cet opéra saura séduire ceux qui viendront le 26 février à l'Opéra Bastille comme il m'a séduite.

Rigoletto, donc, un opéra que Verdi composa en 1950-1951 1851[3] sur un livret de Francesco Maria Piave d'après Le Roi s'amuse, de Victor Hugo. Gilda, c'est Blanche, et Rigoletto, Triboulet. Cela faisait plusieurs années que Verdi s'intéressait au Roi s'amuse mais la censure l'avait empêché de mener à bien son projet. Et quand à force de persuasion il réussit à imposer la Fenice d'y créer l'opéra, il dut encore batailler pour éviter l'édulcoration massive qu'on souhaitait imposer au livret. Un roi (le duc de Mantoue dans l'opéra) qui viole les jeunes filles pures, ça faisait désordre.

Tiens au fait, inaugurons cette série de billets (si ça se trouve j'aurai la flemme d'en faire d'autres mais bon, c'est le jour des bonnes résolutions n'est-ce pas ?) par THE tube – mais pas mon air préféré. Le duc de Mantoue se délecte à l'avance de ses conquêtes fémines et chante « La Donna e mobile ». Il y en aura d'autres, que vous le sachiez ou non vous verrez qu'il y a plein d'airs que vous connaissez déjà.

Giuseppe Verdi, Rigoletto « La donna e mobile » par Lulu himself.

A écouter aussi dans le web-cabinet des curiosités : Demis Roussos et si vous voulez vous entraîner, il y a un karaoke par ici

Notes

[1] Je sens que je vais me faire de nouveaux amis...

[2] Je signale d'ailleurs aux Toulousains de l'aventure de Mignon que la soprano est la même que « notre » Titania, Laura Claycomb.

[3] Mes lecteurs sont très pinailleurs sur ces petits détails.

dimanche 7 novembre 2004

Anna Moffo, la voix d'Eros

(Un billet à lire bien sûr dans ce décor-là.)

Si j'aime aussi les voix d'hommes à l'opéra, ma véritable passion va aux voix de femmes. Cette passion prend des formes diverses. Rester suspendue au souffle inépuisable des pianissimi de Montserrat Caballé dans une apnée quasi-mystique ; vivre, jouir, souffrir avec elle, en un mot être Maria Callas ; toucher le ciel et ses anges, perdre le sens du réel avec Natalie Dessay...

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